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ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ
Keyvan Chemirani
AGENDA
- 23.07.2026 : – Festival de Cornouaille - Quimper (29)
RéférenceS
Jazz au Fil de l’Oise
LA PRESSE EN PARLE
TTT TÉLÉRAMA Complexes ou simplement émouvantes, les compositions s’inscrivent dans une temporalité mouvante. Leur finesse est source de ravissements. Des musiciens décloisonnés, avec lesquels l’aîné compose le kaléidoscope de toutes ses influences, du baroque à des improvisations contemporaines, en passant par la métrique indienne.
LE MONDE Membre d’une prestigieuse famille de percussionnistes, Keyvan Chemirani continue de projeter (le zarb) dans la modernité en conviant cette percussion dans les sphères du classique ou du jazz. Il vient d’en apporter une nouvelle illustration avec Tales of NAR.
JAZZ MAGAZINE Un disque kaléidoscopique, où la rencontre des cultures crée ces coups de foudre que la musique raconte mieux que les mots.
TALES OF NAR
Nouvel album début 2026 sur le label PeeWee !
Yvlin violon,
Benjamin Moussay piano
Keyvan Chemirani zarb, saz, percussions, co-composition
Bijan Chemirani zarb, santour, percussions, co-composition
Les deux fils du maître Djamchid Chemirani incarnent autant une prestigieuse lignée de la musique savante persane que la passion française de l’entrelacement des traditions. Les rythmes qu’ils explorent sont tout autant anciens que nouveaux, aussi enracinés que postmodernes, s’aventurent dans le jazz, la pop, la musique bretonne, l’improvisation de haut vol…
En 2022, Keyvan Chemirani a composé, pour le Deutsche Oper de Berlin, un audacieux opéra narrant une histoire d’amour saphique dans l’Iran des mollahs, Negar. À cette occasion, il rencontre une singulière violoniste de l’orchestre allemand douée d’ « une ouverture inouïe sur la modalité orientale avec toute la rigueur de la pratique classique occidentale », résume Keyvan à propos de cette japonaise qui se fait appeler Yvlin. Et il se souvient aussi du pianiste Benjamin Moussay, avec qui il a travaillé une dizaine d’années plus tôt dans le quartet du clarinettiste Louis Sclavis – « un musicien décloisonné ; il aime la pop, il aime Bach ».
Leur première résidence à l’Abbaye de Royaumont a une conséquence inattendue : le duo se trouve très heureux à quatre. Le projet s’intitule alors Tales of Nar – les contes de New Ancient Rhythms.
Bijan a composé quatre titres, « avec son incroyable capacité à écrire des thèmes simples, beaux, efficaces, extrêmement inspirants », comme le note Keyvan. « J’écris des choses plus arrangées, plus pensées, plus longues. Et Benjamin a composé La Cena Grande, qui nous ressemble à tous deux. »
Sans « représenter » un peuple ou un lieu, sans être clairement associée à une temporalité précise, la musique de Tales of Nar participe de ce grand mouvement du monde qui exaspère tant les tenants des identités immobiles, ici comme de l’autre côté de toutes les mers : dans le Tout-Monde prédit par le poème Édouard Glissant, chaque humain peut potentiellement être en contact avec tout autre humain, sur une planète sans terra incognita et où circulent irrésistiblement des objets culturels malgré langues, frontières, censures et fatwas. Cet album fait entendre la musique de ce monde-là.
Peut-être est-ce pour cela que Keyvan s’autorise « l’impression que ce que nous jouons fait sens et que nous pouvons le proposer avec cet album et en concert. Quand on est affecté comme je le suis par le monde de ce moment-ci, la meilleure récompense est de sentir depuis la scène une telle communion avec le public comme entre musiciens. Je ne sais pas comment appeler ça : une bouteille d’oxygène, une bouée de sauvetage… » Un conte vrai, peut-être.