LIONEL MARTIN & SANGOMA EVERETT

REVISITING AFRIQUE OF COUNT BASIE & OLIVER NELSON

Ce duo, c’est l’histoire d’une rencontre du troisième type. Imaginez une paire sax/batterie qui entreprend de gravir l’un des ultimes sommets du grand orchestre de Count Basie, gravé à l’hiver de sa carrière, en décembre 1970. Sur le papier, l’affaire paraît compliquée.
En musique, c’est une autre paire de manches, car plus que de transposition en bonne et due forme, il s’agit là d’une réappropriation de fond en comble d’un répertoire en majorité composé par l’arrangeur en chef Oliver Nelson. Ce dernier eut le bon goût d’y adjoindre la tourneboulante Gyspy Queen de Gabor Szabo, et deux compositions de ténors de l’époque : Love Flower d’Albert Ayler et, en guise conclusion superlative, Japan de Pharoah Sanders.

Entre Lionel Martin, saxophoniste tendance tellurique, un souffle irrigué par des années à fréquenter les contre-allées du punk jazz, et Sangoma Everett, batteur tout en élégance polyrythmique, des baguettes trempées dans la grande tradition qu’il a éprouvée aussi bien avec Clifford Jordan que Dizzy Gillespie, Memphis Slim qu’Eddy Louiss, quoi de commun ? Bien des choses, si l’on ne s’en tient pas aux seules apparences, à commencer par une ouverture sur le mondes des musiques, que leurs parcours respectifs racontent. Ce pluriel du suggestif se retrouve dans cet album qui joue de leurs singularités respectives. (Jacques Denis)

colore-album_Lionel Martin & Sangoma Everettt_Revisiting Afrique of Count Basie and Oliver Nelson

PROCHAINS CONCERTS

  • 13/09/2019 : Saint-Amour
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  • 15/11/2019 : Marseille (Le Jam)
  • 16/11/2019 : Marseille (Le Jam)
  • 07/04/2020 : Nevers
  • 15/04/2020 : Anse

LA PRESSE EN PARLE !

« 50 ans après, le saxophoniste Lionel Martin et le batteur Sangoma Everett se sont donné le défi de rejouer cet album (Afrique de Count Basie) mais seulement à deux. Donc un album en big band et ils le font seulement à deux. […] C’est vraiment bluffant, c’est un album totalement impressionnant et à la fois surprenant. J’ai fait le test d’écouter les deux disques d’affilée et c’est vraiment hyper étonnant parce que ça fait ré-écouter le Count Basie différemment […] On est impressionné par leur prouesse. » Mathieu Durand (rédac. chef Jazz News) – FIP

« L’oreille se fait vivante d’un blues, de transes et de groove, du Japon à l’Afrique. Elle se nourrit des sons d’un saxophone accrocheur d’étincelles autant que de généreuses mélodies. Elle danse aux rythmes d’une batterie sous-tendus par sa place d’une justesse confondante au sein du duo. » JAZZ RHÔNE ALPES

« Pour s’attaquer à l’un des monuments discographiques d’un big band lui aussi monumental, quarante-huit après, combien faut-il être ? A priori, deux humains et un peu de technique moderne suffisent. Deux musiciens et deux chemins de vie musicale différents, c’est bien aussi, car la confrontation, quand elle vire à la symbiose, cela donne de beaux albums. C’est le cas dans cet enregistrement où le saxophone fiévreux de Lionel Martin s’entretient avec la batterie puissante de Sangoma Everett. Les deux réunis n’ont pas peur du swing, pas plus qu’ils ne s’effrayent d’un groove obsédant aux racines africaines. Ils marient le chant torride et le cri du désert dans un maelstrom rythmique aux couleurs crues. Sans répit, il colle à l’esprit original des Basie et Nelson. À l’époque, en 1971, leur disque avait fait sensation, autant par le renouvellement que s’imposait le génial Count en collaborant avec Oliver Nelson que par sa qualité musicale (la flûte d’Hubert Laws…) La version en duo de Lionel martin et Sangoma Everett en ce début de XXIème siècle, n’est pas une pâle copie. Elle n’est pas académique non plus. Elle laisse parler la passion et le désir de re-création qui propulsent les musiciens ne craignant pas de fréquenter l’hétérodoxie ; ce qui les rend indispensables, bien évidemment. En un mot : réjouissant. » CULTURE JAZZ

 

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