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  • 30/11/2017 - Julien Lourau - The Groove Retrievers - New Morning - Paris Xème
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    La joie de jouer de Julien Lourau et son Saigon Quartet

    C’est un quartet. Dans les aéroports, les gabelous interrogeaient règlementairement Paul Desmond, l’alto de Dave Brubeck, « Et alors, vous êtes combien dans votre quartet ? » Ici, au Sunside, ils sont quatre : de gauche à droite, Laurent Coq (piano), Julien Lourau (ténor et soprano sax), Viktor Nyberg (contrebasse), Donald Kontomanou (drums). Ils sont quatre, dans une salle pleine, en club (60, rue des Lombards, Paris-Châtelet). Jauge parfaite pour en juger. Musique sans hystérie, délicate, ouverte, grosse d’énergie placide, une musique qui laisse beaucoup d’espaces. A quoi ? A qui, plutôt ? A chaque instrumentiste, d’abord, au public, cependant. Public d’initiés, de curieux du jazz, de touristes, jeunes et anciens sans distinction d’état-civil ni de couleur de peau, rue des Lombards un soir de pluie. Paris, prévenait le philosophe Lucien de Samosate (né à Commagène, province de Syrie, en120), qu’on ne lit plus des masses, Paris est une ville d’Atlantique Nord. Le Guide du Routard devrait y insister. Ça éviterait des surprises. Mais votre « Saigon » Quartet (un album Naïve en 2009), s’agit-il de « jazz » ? Il faudrait commencer par se mettre d’accord sur le mot. Seul truc indubitable, c’est une musique très écrite qui ne peut être propulsée – ni « jouée », ni « interprétée », encore moins « exécutée » – que par des jazzmen. Pourquoi ? Parce que l’écriture anticipe sur ce qui la précèdera toujours, le jeu en club. Un colosse placide. Les pièces du cru, élaborées ensemble par Lourau (stature hugolienne) et Coq (discrétion assurée), ou telle autre, de Wayne Shorter, fonctionnent comme des agencements, figures de géométrie dans l’espace, à fond de rythme, qui laissent toute place à l’improvisation. Francis Marmande Le Monde 09.09.17