4tet av Julien Loutellier Couleur (Copier)
PROCHAINS CONCERTS

  • 27/07/2017 - Emile Parisien - Spezial Snack - Festival Radio France - Montpellier
  • 30/07/2017 - Emile Parisien - Spezial Snack - - St Crépin
  • 06/10/2017 - Emile Parisien - Spezial Snack - - Duisburg (Allemagne)
  • ACTU DISCOGRAPHIQUE

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    SPEZIAL SNACK – 2014
    Label ACT
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    ACTUALITÉS

    NOUVEAU PROGRAMME

     EMILE PARISIEN QUARTET fête ses dix ans !

    Emile Parisien – saxophones  Julien Touery — piano

    Ivan Gelugne — contrebasse  Julien Loutelier — batterie

    L’envie.

    Émile Parisien Quartet est une envie.

    C’est un fantasme, un idéal insaisissable.

    Pourtant devant nous tout est réel, la musique vit sous nos yeux, comme si d’elle même elle décidait de se faire douce et belle, ou dure et fracassante, les musiciens n’y pouvant rien changer, ils peuvent au mieux tenter pour nous de la dompter, de la rendre intelligible, au péril de leur talent.

    Hector Berlioz aurait dit lors de la première projection publique de son œuvre Les Quatre Fantastiques : « Ils m’ont ouvert la voie ». Stravinsky a lui même avoué avoir été fortement influencé par leur musique, et plus particulièrement par le traitement qu’ils font de l’harmonie désaltérée.

    Né en 2004, ce groupe mythique des années 80 composé, sous contrôle d’huissier, d’Emile Parisien (sax.), Sylvain Darrifourcq (batt.), Julien Touéry (pn.) et Ivan Gélugne (c.basse.) , fête logiquement son dixième automne avec un nouvel opus au nom fort poétique de ‘Spezial Snack’.

    S’il est toujours délicat de décrire une nouvelle musique tant les références nous manquent, l’on peut tout de même avancer que ce nouveau répertoire marque un tournant dans la carrière du Quartet. Fini les spectacles grandioses avec choeur et orchestre, au placard les danseuses et autres animaux exotiques. L’Émile Parisien Quartet revient en Europe pour son anniversaire avec l’envie de se retrouver simplement seul en scène, sans artifice, et nous en sommes ravis !

    Mentions

    Révélation de l’Année aux Victoires du Jazz 2009, l’Emile Parisien Quartet a déjà enregistré trois disques (Au revoir Porc Epic , Original Pimpant et Chien Guêpe) et se produit dans le monde entier depuis bientôt dix ans.

    Le nouveau programme du Quartet d’Emile Parisien Quartet a été co-produit par Sons d’Hiver, Jazz d’Or, le CDNC Chateauvallon et a bénéficié du soutien de la SPEDIDAM

    « Si vous avez aimé « Au Revoir Porc-Épic », « Original Pimpant » et « Chien-Guêpe », vous aimerez les dernières trouvailles de ces chers et fougueux explorateurs. Le quartet d’Emile Parisien ne cesse de nous étonner.

    Il s’agit de jazz moderne, c’est entendu, contemporain même, inventif indéniablement. Mais à l’alignement mécanique de ces quelques qualificatifs s’est peu à peu substitué un ensemble réellement reconnaissable. Thèmes sans œillères, énergiques en diable. Présence à soi et au son d’ensemble développant des idées agissantes. Ces quatre-là sont habités de l’audace indispensable pour prendre le jazz à contrepied, l’aimer et le servir d’autant mieux. Revigorant. »

    EXTRAITS DE PRESSE

    Jazzdor Strasbourg 29° édition, 2° soirée. Cité de la Musique 08/11

    Dimanche, 09 Novembre 2014  par Thierry Quénum

    Ce qui est frappant dans le quartet d’Emile Parisien — qui commence à atteindre un âge vénérable et la maturité qui va avec — c’est sa capacité à faire de la musique passionnante à partir de petits bouts de trois fois rien.

    Emile Parisien Quartet: Emile Parisien (ss, ts), Julien Touéry (p), Ivan Gélugne (b), Sylvain Darriforcq (dm).

    Car, en gros, inutile de chercher un schéma thème/impros/thème dans leurs compositions, ni une mélodie menée jusqu’à son terme dans un ronflement d’harmonies consensuelles. Non : ils concassent, déstructurent, remodèlent en un jeu incessant où se bousculent les segments rythmiques, où une bribe mélodique apparaît, disparaît, reparaît accélérée, ralentie, décalée dans une manière de labyrinthe jouissif en diable. Et puis il y a ce son ! Son d’ensemble, bien-sûr, qui vous atteint droit au plexus dans les moments de tension extrême, mais aussi ceci : selon qu’untel ou un autre fait brièvement passer son instrument au premier plan, on se trouve face à une qualité de jeu, une densité de timbre qui ne nous apparaissait pas aussi nettement quand elle était fondue dans la masse. Et je ne parle pas nécessairement de solos au sens propre du terme, mais de la possibilité que chacun, dans un groupe de quatre, mette en avant son individualité sans chercher le morceau de bravoure, et ce parfois pendant quelques brèves secondes mais en cohérence totale avec la structure globale du morceau. On peut imaginer que cette façon de faire soit proprement fascinante. Et on imagine bien. Car entre un son de métronome brusquement déclenché par Sylvain Darrifourcq ou une ritournelle de boîte à musique qu’entonne au débotté Julien Touéry, ce ne sont pas les surprises charmantes, hilarantes, déroutantes et même… surprenantes qui manquent dans ce nouveau répertoire. Et quand ils se lancent dans un schéma qui permet aux solos de se succéder, on prend conscience du fait que ces jeunes gens qui connaissent tout de la musique de jazz, free inclus, ont trouvé une façon bien à eux de se positionner dans ce continuum. Sans répéter ce qui a déjà été fait ni se répéter eux-mêmes, sans chercher à tout prix une hypothétique originalité : juste en étant ouverts à la musicalité qui circule entre eux (et circulera bientôt ou circule déjà dans le public auquel ils offrent leur créativité réjouissante), à l’énergie qui les entoure, les traverse ou les déborde, à la sérénité qui les anime et leur évite de tomber dans les écueils que nombre d’autres « jeunes groupes de jazz » ne réussissent pas à éviter. Un rappel — au cours duquel le piano et la batterie se font bruitistes tandis qu’Emile Parisien embouche le ténor sur lequel il pépie, éructe et feule tandis qu’Ivan Gélugne maintient un ostinato paisible et tellurique — vint mettre en beauté les points sur les « i » à ceux qui n’auraient pas senti ce que je m’échine à dire ci-dessus.

    http://jazzmagazine.com/index.php/le-jazz-live/1-le-jazz-live/925-jazzdor-strasbourg-29d-edition-2d-soiree-cite-de-la-musique0811#sthash.xxN5ffdQ.dpuf